


C'est parce que je t'aimais que je te harcèle pour savoir où tu allais, avec qui, et à quelle heure tu
rentrerais.
C'est par amour que je t'ai poussé à acheter une bicyclette avec ton propre
argent.
Que, sans mot dire, je t'ai laissé découvrir par toi-même que tel ami choisi entre mille, ne valait pas
grand-chose.
Que je t'ai obligé à rendre à l'épicier une tablette de chocolat entamée et à te faire avouer que tu l'avais
volée.
Que j'ai passé deux heures à te faire ranger ta chambre alors que cette tâche ne m'aurait pris à mois plus
d'un quart d'heure.
C'est par amour que je t'ai laissé voir ma colère, ma déception, mon chagrin et mes
larmes.
Que je t'ai souvent refusé. Ce que disais-tu, toutes les autres mères
permettaient.
C'est parce que je t'aimais que je devine ton mensonge quand tu me racontais qu'à telle soirée, il y aurait des grandes personnes et aussi
que je te pardonnais quand mes soupçons se confirmaient.
C'est parce que je t'aimais que je te fasse descendre de mes genoux, que je lâche ta main, que je reste
insensible à tes prières et sourde à tes exigences, je voulais absolument que tu apprennes à te tirer d'affaire sans
moi.
C'est par amour que je t'ai accepté tel que tu es sans songer à ce que j’aie souhaité que tu sois.
C'est par amour, surtout, que j'ai eu le courage de te dire non, sachant très bien que tu m'en voudrais.
Et cela a été plus dur que tout le reste.
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Rose ...
Vos Pétales lus